Photojournaliste - Paris - France

Metal holidays

30 mars 2020

C’est un festival pas comme les autres. Loin des grosses machines comme le Wacken, en Allemagne, ou le Hellfest, en France, les Metaldays possèdent un caractère unique qui les démarque des autres grands raouts musicaux de l’été : son ambiance de vacances. Ce rassemblement d’amateurs de heavy metal venus des 4 coins de la planète (environ 70 nationalités différentes en 2019) ressemble davantage à un camp de loisirs qu’à un festival de musique à proprement parler. Situé en bord de rivière, sur un site entouré de montagnes, près d’un petit village de Slovénie, il offre un cadre bucolique que les organisateurs et les festivaliers exploitent à fond. Comme le festival s’étend sur une semaine et que les premiers concerts débutent en milieu d’après-midi, le public (12000 personnes) jouit de beaucoup de temps pour profiter des moult activités proposées, du yoga le matin aux séances de massage, en passant par le concours de lancer de haches ou encore le canyoning. La principale activité consistant à barboter dans les eaux fraîches de la Soca, le cours d’eau qui serpente le long du site. En outre, ce festival à taille humaine qui propose une programmation de qualité se veut écolo. Tout est mis en place pour que l’événement ne dénature pas l’environnement et pour sensibiliser les festivaliers au respect de la nature. Au final, si les concerts constituent un point d’orgue dans la journée type du festivalier, le principal enjeu des Metaldays reste de donner le sentiment d’avoir passé des vacances de rêve en enfer.

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